Article « A l’écoute »

Francis Le Bris, bio bâtisseur, article de la revue "A l'écoute"

Magazine édité par la Fondation d’Auteuil.
www.apprentis-auteuil.org/aidez-les-jeunes-en-difficulte
Note : établissements dans le 56 à Priziac et Vannes

 

Francis Le Bris, bio bâtisseur, article de la revue "A l'écoute"

Magazine édité par la Fondation d’Auteuil.
www.apprentis-auteuil.org/aidez-les-jeunes-en-difficulte
Note : établissements dans le 56 à Priziac et Vannes

 

Pour une résurrection des consciences *

Je me plais à penser, étant par nature enclin à l'optimisme, que tout n'a pas toujours été comme ça. Il y a bien dû y avoir certains moments, dans l'histoire de l'humanité, où la conscience était présente dans les fondements de la vie quotidienne. Moments de lumière, îlots éphémères, mais jalonnant peut être un parcours difficile vers une réelle évolution de l'humain. En se penchant sur notre histoire, on peut assurément en observer les traces, ou du moins ce qu'il en reste tant la dérive s'accompagne systématiquement d'une démolition acharnée. Mais bon, c'est bien normal : dès que les enfants des ténèbres l'emportent par trop sur les enfants de lumière, la destruction bat son plein. Néanmoins, aujourd'hui, nous en sommes arrivés à un tournant décisif, car c'est de la survie de la vie sur terre dont il s'agit. Encore faut il en être conscient : dans le noir soigneusement entretenu, difficile d'y voir clair, surtout que les yeux n'y suffisent pas !!!

En notre période d'obscurantisme (1), je guette l'apparition des petits signes qui pourraient m'indiquer que l'avènement d'une nouvelle période d'éveil collectif de la conscience soit en marche. Et il y en a, sans aucun doute, dans ce monde que je fréquente tous les jours : celui de l'écologie en pratique, à travers mon métier et les relations passionnantes qu'il me permet de nouer. Mais bon, ne nous voilons pas la face : le phénomène reste pour le moment très marginal.

Souhaitant faire ma part sur ce chemin difficile, j'ai toujours autant de plaisir à convaincre les candidats éventuels à la maison bioclimatique de leurs rêves qu'ils sont les acteurs de ce changement possible : une douche au lieu d'une baignoire, des toilettes sèches, un chauffe eau solaire, une maison plus petite qui correspond à un besoin mieux ciblé etc. (2) Autant de petits cailloux que je suis content de semer modestement en espérant que le nombre de mes compagnons de voyage augmente rapidement, …car le temps presse !!!

Malheureusement, c'est bien dans cette absence de perception durable de l'urgence face à la catastrophe en marche que réside un des plus gros obstacles. Car c'est dans nos petits gestes et nos choix de tous les jours que nous pouvons changer le monde en nous éveillant à plus de conscience. Cette conscience qui sommeille en chacun et qui n'aspire qu'à s'éveiller si nous ne la mettons pas en veilleuse chaque fois qu'elle pointe le bout de son nez, à grand renforts de bonnes résolutions : « Demain, je me mets au tri sélectif », « Demain, j'arrête de laisser mes appareils en veille », « Demain, je roule tranquille pour consommer moins de carburant », « Demain, demain, demain. ». Mais pourquoi pas maintenant ?

Alors, si je peux me permettre un conseil : apprenons à laisser apparaître la conscience en nous-mêmes. Ecoutons là, car le changement qui en résulte s’opère alors maintenant, dans l'instant présent, et en nous même qu'il s'opère. Et c'est dans ce que nous produisons à partir de cet état intérieur qu'il devient visible et profitable pour les autres.

(1) Obscurantisme ? J'en entends déjà plus d'un crier au scandale. Comment ! Il ose traiter notre belle époque d'obscurantisme malgré son cortège de merveilleuses technologies (dont j'avoue que je profite aussi, même si de plus en plus modérément). Mais il ne comprend donc rien : partout où nous tournons notre regard, ce n'est que lumière (merci la fée électricité), paillettes (merci la télé), designs époustouflants (merci les créateurs), architectures sophistiquées (merci les bâtisseurs) etc. Bien évidemment, nous ne parlons pas de la même lumière : celle qui éclaire les cœurs se fait discrète à l'extérieur, n'est pas issu d'une volonté de paraître, et sa croissance nécessite un compost que l'on ne trouve pas au super marché.

*J'ai voulu en choisissant ce titre faire un clin d'œil à la démarche de Pierre Rabhi dont je salue l'engagement, en conseillant la visite du site : www.colibris-lemouvement.org/colibris/pierre-rabhi

Je me plais à penser, étant par nature enclin à l'optimisme, que tout n'a pas toujours été comme ça. Il y a bien dû y avoir certains moments, dans l'histoire de l'humanité, où la conscience était présente dans les fondements de la vie quotidienne. Moments de lumière, îlots éphémères, mais jalonnant peut être un parcours difficile vers une réelle évolution de l'humain. En se penchant sur notre histoire, on peut assurément en observer les traces, ou du moins ce qu'il en reste tant la dérive s'accompagne systématiquement d'une démolition acharnée. Mais bon, c'est bien normal : dès que les enfants des ténèbres l'emportent par trop sur les enfants de lumière, la destruction bat son plein. Néanmoins, aujourd'hui, nous en sommes arrivés à un tournant décisif, car c'est de la survie de la vie sur terre dont il s'agit. Encore faut il en être conscient : dans le noir soigneusement entretenu, difficile d'y voir clair, surtout que les yeux n'y suffisent pas !!!

En notre période d'obscurantisme (1), je guette l'apparition des petits signes qui pourraient m'indiquer que l'avènement d'une nouvelle période d'éveil collectif de la conscience soit en marche. Et il y en a, sans aucun doute, dans ce monde que je fréquente tous les jours : celui de l'écologie en pratique, à travers mon métier et les relations passionnantes qu'il me permet de nouer. Mais bon, ne nous voilons pas la face : le phénomène reste pour le moment très marginal.

Souhaitant faire ma part sur ce chemin difficile, j'ai toujours autant de plaisir à convaincre les candidats éventuels à la maison bioclimatique de leurs rêves qu'ils sont les acteurs de ce changement possible : une douche au lieu d'une baignoire, des toilettes sèches, un chauffe eau solaire, une maison plus petite qui correspond à un besoin mieux ciblé etc. (2) Autant de petits cailloux que je suis content de semer modestement en espérant que le nombre de mes compagnons de voyage augmente rapidement, …car le temps presse !!!

Malheureusement, c'est bien dans cette absence de perception durable de l'urgence face à la catastrophe en marche que réside un des plus gros obstacles. Car c'est dans nos petits gestes et nos choix de tous les jours que nous pouvons changer le monde en nous éveillant à plus de conscience. Cette conscience qui sommeille en chacun et qui n'aspire qu'à s'éveiller si nous ne la mettons pas en veilleuse chaque fois qu'elle pointe le bout de son nez, à grand renforts de bonnes résolutions : « Demain, je me mets au tri sélectif », « Demain, j'arrête de laisser mes appareils en veille », « Demain, je roule tranquille pour consommer moins de carburant », « Demain, demain, demain. ». Mais pourquoi pas maintenant ?

Alors, si je peux me permettre un conseil : apprenons à laisser apparaître la conscience en nous-mêmes. Ecoutons là, car le changement qui en résulte s’opère alors maintenant, dans l'instant présent, et en nous même qu'il s'opère. Et c'est dans ce que nous produisons à partir de cet état intérieur qu'il devient visible et profitable pour les autres.

(1) Obscurantisme ? J'en entends déjà plus d'un crier au scandale. Comment ! Il ose traiter notre belle époque d'obscurantisme malgré son cortège de merveilleuses technologies (dont j'avoue que je profite aussi, même si de plus en plus modérément). Mais il ne comprend donc rien : partout où nous tournons notre regard, ce n'est que lumière (merci la fée électricité), paillettes (merci la télé), designs époustouflants (merci les créateurs), architectures sophistiquées (merci les bâtisseurs) etc. Bien évidemment, nous ne parlons pas de la même lumière : celle qui éclaire les cœurs se fait discrète à l'extérieur, n'est pas issu d'une volonté de paraître, et sa croissance nécessite un compost que l'on ne trouve pas au super marché.

*J'ai voulu en choisissant ce titre faire un clin d'œil à la démarche de Pierre Rabhi dont je salue l'engagement, en conseillant la visite du site : www.colibris-lemouvement.org/colibris/pierre-rabhi

Eloge de l’épure

Moins de matière, de la matière renouvelable et recyclable, des formes simples et indémodables, une performance maximum en matière de dépense d'énergie à tous les stades (fabrication des matériaux, construction, occupation, démolition, recyclage), plus de bien être en regardant du côté de la démarche "Facteur 4", etc.

La liste est longue et l'on pourrait aisément se référer aux 14 cibles de la démarche HQE, si celle-ci n'avait déjà perdue rapidement son âme en étant récupérée sans vergogne par les lobbies de toutes sortes toujours majoritairement intéressés par leur seul profit, suivis sans discernement par les décideurs toujours à la botte pour grappiller quelques miettes ou quelques honneurs.

Et dans ce contexte dévoyé, l'architecture fait sa catin, se pavane à grand coups d'autosatisfaction et de congratulations médiatiques. Pauvre architecture, réduite à l'esclavage, asservie à des aspirations avilissantes !!!

Ici, je prône donc, de préférence, une Architecture simple, en recherche de conscience de ses actes, une Architecture au service du vivant, une Architecture au service de l’être et non du paraître, une Architecture qui n'aura pas à rougir un jour de ce qu'elle lèguera aux générations futures, une Architecture épurée et donc allant à l’essentiel.

Moins de matière, de la matière renouvelable et recyclable, des formes simples et indémodables, une performance maximum en matière de dépense d'énergie à tous les stades (fabrication des matériaux, construction, occupation, démolition, recyclage), plus de bien être en regardant du côté de la démarche "Facteur 4", etc.

La liste est longue et l'on pourrait aisément se référer aux 14 cibles de la démarche HQE, si celle-ci n'avait déjà perdue rapidement son âme en étant récupérée sans vergogne par les lobbies de toutes sortes toujours majoritairement intéressés par leur seul profit, suivis sans discernement par les décideurs toujours à la botte pour grappiller quelques miettes ou quelques honneurs.

Et dans ce contexte dévoyé, l'architecture fait sa catin, se pavane à grand coups d'autosatisfaction et de congratulations médiatiques. Pauvre architecture, réduite à l'esclavage, asservie à des aspirations avilissantes !!!

Ici, je prône donc, de préférence, une Architecture simple, en recherche de conscience de ses actes, une Architecture au service du vivant, une Architecture au service de l’être et non du paraître, une Architecture qui n'aura pas à rougir un jour de ce qu'elle lèguera aux générations futures, une Architecture épurée et donc allant à l’essentiel.

batiments-d-exception-renover-francis-le-bris

La maison de Gérard

Autant le dire tout de suite, c’est une « maison de maître », la plus imposante de toutes mes créations.

Conçue en 2008, cette maison d'exception fait appel à des solutions techniques innovantes, pour l'époque. Elle est construite en briques monomur de 50 cm de largeur, sur une masse thermique active et passive. On y trouve une palette d’équipements qui tirent les performances vers le haut : vmc double flux à haut rendement, menuiseries à triple vitrage, système de récupération et de distribution de chaleur à partir de la cheminée, chauffe-eau solaire.

Côté esthétique, c’est une maison qui présente deux faces à l’architecture radicalement différente. Le sud, très ouvert, comporte de (très) grandes baies insérées dans une façade enduite au mélange traditionnel chaux / sable.

Le nord est habillé entièrement de pierres naturelles et les entourages des quelques ouvertures proviennent de ruines de bâtiments anciens. A la vue de cette façade nord magistrale, la plupart des gens pensent être devant une maison ancienne rénovée, preuve que le travail de maçonnerie est de qualité exceptionnelle.

A l’ouest, elle est complétée par un bâtiment annexe en ossature bois bardée, qui abrite garage et buanderie.

A l’est, une colline artificielle vient mourir en terrasse au niveau du sol de l’étage, apportant une certaine fluidité à cette imposante bâtisse, posée au milieu des pommiers.

Autant le dire tout de suite, c’est une « maison de maître », la plus imposante de toutes mes créations.

Conçue en 2008, cette maison d'exception fait appel à des solutions techniques innovantes, pour l'époque. Elle est construite en briques monomur de 50 cm de largeur, sur une masse thermique active et passive. On y trouve une palette d’équipements qui tirent les performances vers le haut : vmc double flux à haut rendement, menuiseries à triple vitrage, système de récupération et de distribution de chaleur à partir de la cheminée, chauffe-eau solaire.

Côté esthétique, c’est une maison qui présente deux faces à l’architecture radicalement différente. Le sud, très ouvert, comporte de (très) grandes baies insérées dans une façade enduite au mélange traditionnel chaux / sable.

Le nord est habillé entièrement de pierres naturelles et les entourages des quelques ouvertures proviennent de ruines de bâtiments anciens. A la vue de cette façade nord magistrale, la plupart des gens pensent être devant une maison ancienne rénovée, preuve que le travail de maçonnerie est de qualité exceptionnelle.

A l’ouest, elle est complétée par un bâtiment annexe en ossature bois bardée, qui abrite garage et buanderie.

A l’est, une colline artificielle vient mourir en terrasse au niveau du sol de l’étage, apportant une certaine fluidité à cette imposante bâtisse, posée au milieu des pommiers.

Le sémaphore de l’île-de-Groix

Appartenant au Conservatoire du Littoral, cette bâtisse simple et un peu austère d’époque « Vauban » ne demande qu’à servir de nouveau. Abandonnée depuis de longues années, cet ancien sémaphore, aujourd’hui inutile et en cours de délabrement, mérite d’être réhabilité et de servir une nouvelle cause entrant dans l’esprit du service public.

Je suis intervenu, en qualité de spécialiste des éco-solutions et éco-procédés dans le cadre d’un avant-projet de rénovation / aménagement, en collaboration avec une équipe (retenue après concours) pilotée par Jean-François Thellier, architecte.

Les solutions proposées, puis retenues par la maîtrise d’ouvrage, montrent bien l’orientation prise de plus en plus pour aller dans le sens du respect de l’environnement et vers des solutions éco-responsables. Au menu : équipements solaires actifs (chauffage, eau chaude sanitaire, toilettes sèches et phyto-épuration, matériaux bio-sourcés.

En attente de décision, espérons que la réalisation de ce projet aboutisse. Si c’est le cas, l’ancien sémaphore reprendrait du service en proposant un gîte d’accueil pour randonneurs, service totalement absent sur l’Ile de Groix.

Appartenant au Conservatoire du Littoral, cette bâtisse simple et un peu austère d’époque « Vauban » ne demande qu’à servir de nouveau. Abandonnée depuis de longues années, cet ancien sémaphore, aujourd’hui inutile et en cours de délabrement, mérite d’être réhabilité et de servir une nouvelle cause entrant dans l’esprit du service public.

Je suis intervenu, en qualité de spécialiste des éco-solutions et éco-procédés dans le cadre d’un avant-projet de rénovation / aménagement, en collaboration avec une équipe (retenue après concours) pilotée par Jean-François Thellier, architecte.

Les solutions proposées, puis retenues par la maîtrise d’ouvrage, montrent bien l’orientation prise de plus en plus pour aller dans le sens du respect de l’environnement et vers des solutions éco-responsables. Au menu : équipements solaires actifs (chauffage, eau chaude sanitaire, toilettes sèches et phyto-épuration, matériaux bio-sourcés.

En attente de décision, espérons que la réalisation de ce projet aboutisse. Si c’est le cas, l’ancien sémaphore reprendrait du service en proposant un gîte d’accueil pour randonneurs, service totalement absent sur l’Ile de Groix.

Le château de Thouare-sur-Loire

Transformer certaines pièces en salles de réception.

Travailler sur un château, grand bâtiment d'exception, ne peut que combler l’admirateur de beaux ouvrages que je suis. C’est dire que l’intervention réalisée dans le cadre de l’aménagement / restructuration d’une des 2 ailes de ce château des 17 / 18 ème siècle est passionnante au plus haut point.

Transformer certaines pièces en salles de réception, d’autres en chambres d’hôtes, l’ensemble doté d’équipements sanitaires et techniques adaptés et performants, sans défigurer l’intérieur et l’extérieur de bâtiments qui méritent d’être respectés, reste un challenge exigeant.  J’ai donc élaboré et proposé dans le cadre d’une étude de faisabilité, des solutions cohérentes que ce soit pour le chauffage, la production d’eau chaude, la ventilation etc. Bien sûr, les solutions et les matériaux prescrits (isolation, cloisons, menuiseries …) sont regardés d’un point de vue écologique.

Transformer certaines pièces en salles de réception.

Travailler sur un château, grand bâtiment d'exception, ne peut que combler l’admirateur de beaux ouvrages que je suis. C’est dire que l’intervention réalisée dans le cadre de l’aménagement / restructuration d’une des 2 ailes de ce château des 17 / 18 ème siècle est passionnante au plus haut point.

Transformer certaines pièces en salles de réception, d’autres en chambres d’hôtes, l’ensemble doté d’équipements sanitaires et techniques adaptés et performants, sans défigurer l’intérieur et l’extérieur de bâtiments qui méritent d’être respectés, reste un challenge exigeant.  J’ai donc élaboré et proposé dans le cadre d’une étude de faisabilité, des solutions cohérentes que ce soit pour le chauffage, la production d’eau chaude, la ventilation etc. Bien sûr, les solutions et les matériaux prescrits (isolation, cloisons, menuiseries …) sont regardés d’un point de vue écologique.

Extension et agrandissement de la maison d’Yves et Véronique

(Re)construire une petite maison pleine de charme

Comment à partir d’une ruine, (re)construire une petite maison pleine de charme, pouvant accueillir une famille ? Encore un challenge passionnant dans un cadre budgétaire serré qui rime avec rénovation, extension et/ou l'agrandissement.

La partie existante en pierres étant en très mauvais état, sera consolidée presque entièrement. La charpente et la toiture, écroulées, seront refaites. Une petite extension viendra compléter l’existant pour permettre d’avoir le nombre de pièces suffisant pour abriter la famille, confortablement. L'agrandissement, sera géré en partie en briques monomur enduites afin de respecter l’architecture de la façade principale, et le reste sera traité en ossature bois. Ce « mélange des genres » fait bon ménage, en mariant enduits traditionnels à la chaux et bardages naturels. Matériaux écologiques et bonne isolation ont fait de cette ruine, un habitat simple et chaleureux, agréable à vivre en toutes saisons.

(Re)construire une petite maison pleine de charme

Comment à partir d’une ruine, (re)construire une petite maison pleine de charme, pouvant accueillir une famille ? Encore un challenge passionnant dans un cadre budgétaire serré qui rime avec rénovation, extension et/ou l'agrandissement.

La partie existante en pierres étant en très mauvais état, sera consolidée presque entièrement. La charpente et la toiture, écroulées, seront refaites. Une petite extension viendra compléter l’existant pour permettre d’avoir le nombre de pièces suffisant pour abriter la famille, confortablement. L'agrandissement, sera géré en partie en briques monomur enduites afin de respecter l’architecture de la façade principale, et le reste sera traité en ossature bois. Ce « mélange des genres » fait bon ménage, en mariant enduits traditionnels à la chaux et bardages naturels. Matériaux écologiques et bonne isolation ont fait de cette ruine, un habitat simple et chaleureux, agréable à vivre en toutes saisons.

L’agrandissement d’une ancienne étable pour Sabrina et Antoine

Difficile aujourd’hui d’imaginer que sous une bonne partie de cette maison habillée de bardages en douglas naturel et qui parait être une maison totalement neuve, se cache une ancienne étable.

Sur mes conseils, Sabrina et Antoine ont opté pour la solution la plus pertinente : agrandir en ossature bois et isoler par l’extérieur sous bardages bois le bâtiment en pierres existant, presque en ruine et qu’il a fallu très sérieusement consolider.

Cette solution, outre l’avantage de la performance thermique, présentait également l’intérêt de ne pas perdre de place à l’intérieur. En effet, l’extension étant limitée par le règlement d’urbanisme, chaque m² gagné avait son importance.

Difficile aujourd’hui d’imaginer que sous une bonne partie de cette maison habillée de bardages en douglas naturel et qui parait être une maison totalement neuve, se cache une ancienne étable.

Sur mes conseils, Sabrina et Antoine ont opté pour la solution la plus pertinente : agrandir en ossature bois et isoler par l’extérieur sous bardages bois le bâtiment en pierres existant, presque en ruine et qu’il a fallu très sérieusement consolider.

Cette solution, outre l’avantage de la performance thermique, présentait également l’intérêt de ne pas perdre de place à l’intérieur. En effet, l’extension étant limitée par le règlement d’urbanisme, chaque m² gagné avait son importance.

L’agrandissement de Violaine, Mathieu et leurs enfants

Cette maison de ville, construite dans la première moitié du 20 ème siècle (entre les 2 guerres) est représentative d’une possibilité naissante d’accession à la propriété des classes moyennes, typique de cette époque. Le terrain est long et étroit (7m de large seulement pour 50 de long) et la façade sur rue est classée dans le PLU.

Autant dire que, en dehors du nécessaire remplacement des fenêtres, la seule possibilité d’intervention et donc la seule solution d’agrandissement et de restructuration s’impose d’elle-même et vient prendre place côté jardin, à l’arrière. Certains rajouts existants peu esthétiques et de qualité de construction médiocre (sanitaires, remises, celliers …) seront démolis pour permettre l’extension.

Le garage, situé sur le flan de la maison et dont on ne peut modifier la façade sur rue (donc pas de possibilité pourtant logique de créer un étage par-dessus), sert d’unique accès et il sera simplement amélioré (remplacement de la porte, nouvelle toiture). L’agrandissement consiste à donner de la fonctionalité et donc à créer de nouvelles pièces. Au rez de chaussée : un espace d’accueil (après avoir traversé l’incontournable garage), des sanitaires (wc, salle d’eau), une buanderie/ lingerie) et un salon ouvert via une grande baie sur le jardin et la terrasse. A l’étage, l’agrandissement est moins conséquent : une chambre, une petite salle de bains et un wc indépendant. Ainsi la maison gagnera grandement en ergonomie et permettra à ses occupants (un couple avec 2 enfants) de vivre décemment.

Après travaux, grâce aux solutions techniques adoptées, la maison passera d’un T4 peu pratique à un T6 fonctionnel et agréable.

Cette maison de ville, construite dans la première moitié du 20 ème siècle (entre les 2 guerres) est représentative d’une possibilité naissante d’accession à la propriété des classes moyennes, typique de cette époque. Le terrain est long et étroit (7m de large seulement pour 50 de long) et la façade sur rue est classée dans le PLU.

Autant dire que, en dehors du nécessaire remplacement des fenêtres, la seule possibilité d’intervention et donc la seule solution d’agrandissement et de restructuration s’impose d’elle-même et vient prendre place côté jardin, à l’arrière. Certains rajouts existants peu esthétiques et de qualité de construction médiocre (sanitaires, remises, celliers …) seront démolis pour permettre l’extension.

Le garage, situé sur le flan de la maison et dont on ne peut modifier la façade sur rue (donc pas de possibilité pourtant logique de créer un étage par-dessus), sert d’unique accès et il sera simplement amélioré (remplacement de la porte, nouvelle toiture). L’agrandissement consiste à donner de la fonctionalité et donc à créer de nouvelles pièces. Au rez de chaussée : un espace d’accueil (après avoir traversé l’incontournable garage), des sanitaires (wc, salle d’eau), une buanderie/ lingerie) et un salon ouvert via une grande baie sur le jardin et la terrasse. A l’étage, l’agrandissement est moins conséquent : une chambre, une petite salle de bains et un wc indépendant. Ainsi la maison gagnera grandement en ergonomie et permettra à ses occupants (un couple avec 2 enfants) de vivre décemment.

Après travaux, grâce aux solutions techniques adoptées, la maison passera d’un T4 peu pratique à un T6 fonctionnel et agréable.

La maison contemporaine de Fabienne et Ronan

Encore un challenge passionnant qui m’est tombé dessus en 2008 : rénover et agrandir, dans une démarche orientée vers la très basse consommation, une maison réalisée dans les années 60 par un architecte de renom, M. Yves Guilloux, dont j’admirai depuis mon arrivée en Bretagne, en 1969, les maisons contemporaines « à toit plat » très vitrées. Passé le coup de foudre accompagné par l’intérêt des maîtres d’ouvrage pour mon approche, et mon désir de respecter au mieux l’architecture si représentative d’une belle créativité d’époque, je commençais à visualiser les difficultés. La maison, si agréable soit t’elle, avec sa vue dégagée sur le Golfe du Morbihan depuis les collines de Saint Nolff, est une véritable passoire à calories, impossible à chauffer quand la température extérieure descend en dessous de 0°C, malgré une bonne chaudière à gaz et l’appoint d’un poêle situé dans le grand séjour. Même certaines menuiseries alu à simple vitrage que les maîtres d’ouvrage avaient remplacé par d’autres, bien plus performantes, quelque temps auparavant, n’avaient pas changé grand-chose au problème. Il fallait donc employer les grands moyens. Car en fait, cette maison n’était que fort peu isolée, voir pas du tout en de nombreux endroits : une véritable « épave thermique » comme on se plait à le dire en pareil cas !

Le choix se porta donc sur ce qui serait le plus efficace et le plus cohérent : isolation totale par l’extérieur. On creusa donc toute la périphérie jusqu’au niveau des semelles de fondations (à environ 80 cm de profondeur) afin d’envelopper la « boîte » totalement par l’extérieur, y compris la toiture terrasse. De plus, le plafond du vide sanitaire fût également traité sérieusement. Une extension d’environ 30m², en ossature bois, fût intégrée à l’est et le grand préau s’insérant jusqu’au cœur de la maison par le nord et constituant une véritable incursion froide, fût fermé pour abriter, outre l’entrée et un wc, une chambre d’amis et une salle d’eau. La maison fût en outre équipée d’un nouveau système d’assainissement par phyto-épuration, d’une production d’eau chaude sanitaire solaire et d’une vmc double flux.

Challenge plutôt réussi : puisque, malgré une augmentation de la surface chauffée d’environ 60m², le besoin énergétique fut divisé par cinq.

Encore un challenge passionnant qui m’est tombé dessus en 2008 : rénover et agrandir, dans une démarche orientée vers la très basse consommation, une maison réalisée dans les années 60 par un architecte de renom, M. Yves Guilloux, dont j’admirai depuis mon arrivée en Bretagne, en 1969, les maisons contemporaines « à toit plat » très vitrées. Passé le coup de foudre accompagné par l’intérêt des maîtres d’ouvrage pour mon approche, et mon désir de respecter au mieux l’architecture si représentative d’une belle créativité d’époque, je commençais à visualiser les difficultés. La maison, si agréable soit t’elle, avec sa vue dégagée sur le Golfe du Morbihan depuis les collines de Saint Nolff, est une véritable passoire à calories, impossible à chauffer quand la température extérieure descend en dessous de 0°C, malgré une bonne chaudière à gaz et l’appoint d’un poêle situé dans le grand séjour. Même certaines menuiseries alu à simple vitrage que les maîtres d’ouvrage avaient remplacé par d’autres, bien plus performantes, quelque temps auparavant, n’avaient pas changé grand-chose au problème. Il fallait donc employer les grands moyens. Car en fait, cette maison n’était que fort peu isolée, voir pas du tout en de nombreux endroits : une véritable « épave thermique » comme on se plait à le dire en pareil cas !

Le choix se porta donc sur ce qui serait le plus efficace et le plus cohérent : isolation totale par l’extérieur. On creusa donc toute la périphérie jusqu’au niveau des semelles de fondations (à environ 80 cm de profondeur) afin d’envelopper la « boîte » totalement par l’extérieur, y compris la toiture terrasse. De plus, le plafond du vide sanitaire fût également traité sérieusement. Une extension d’environ 30m², en ossature bois, fût intégrée à l’est et le grand préau s’insérant jusqu’au cœur de la maison par le nord et constituant une véritable incursion froide, fût fermé pour abriter, outre l’entrée et un wc, une chambre d’amis et une salle d’eau. La maison fût en outre équipée d’un nouveau système d’assainissement par phyto-épuration, d’une production d’eau chaude sanitaire solaire et d’une vmc double flux.

Challenge plutôt réussi : puisque, malgré une augmentation de la surface chauffée d’environ 60m², le besoin énergétique fut divisé par cinq.